BeBasket

Pendant deux mois, j’ai eu l’opportunité de travailler pour le média BeBasket. BeBasket est un média web fondé en 2014 par Gabriel Pantel-Jouve. La ligne éditoriale ? Traiter de toute l’actualité du basket français (joueurs français et compétitions). Quand on parle de basket français cela fait référence aussi bien à des joueurs français qui jouent en Betclic Elite (plus haute division française), en NBA (championnat Nord-Américain) voire dans des ligues un peu plus exotiques (NBL, championnat australien – avec Hugo Besson et Ousmane Dieng).

Un stage très prenant

Quand vous rentrez dans un média spécialisé vous avez deux possibilités : soit vous adorez, soit vous détestez. Pour ma part j’ai adoré ce stage, cependant la cadence est assez soutenue car il faut écrire continuellement des articles de 9 heures à 17 heures tous les jours avec une heure de pause. Je traitais les actualités de transferts, réactions d’après-matchs, compte-rendu de match, blessures et interviews. Au début du stage, j’ai eu pas mal de difficultés à m’adapter et au rythme et aux joueurs car je viens du monde de la NBA avec un oeil assez peu regardant sur le basket européen donc je ne connaissais pas forcément les joueurs dont j’écrivais des articles. Il a fallu que je m’adapte rapidement et que je comble mes lacunes en me renseignant sur ces joueurs. Pour cela j’utilisais beaucoup le site Proballers qui est un véritable puits de statistiques et d’historiques dans lequel on a accès aux informations du joueur depuis qu’il a commencé sa carrière professionnelle.

Force de proposition, j’ai soumis l’idée d’aller couvrir un tournoi international de basket 3×3 à Bordeaux. Mon rédacteur-en-chef Gabriel Pantel-Jouve était assez satisfait de l’idée et m’a aidé aux préparatifs de ce reportage. Par exemple, je devais interviewer le sélectionneur de l’équipe de France Karim Souchu et Gabriel a vérifié que mes questions étaient pertinentes et que la hiérarchie était cohérente. Toujours dans le monde des interviews, j’ai eu la chance (d’avoir été choisi pour la réaliser) d’interviewer Johan Passave-Ducteil. C’est un pivot de 1,98m qui a marqué l’histoire du basket français avec ses deux titres de champion de France avec Nanterre en 2011 (Pro B) et 2013 (Pro A). C’est un pilier du championnat français depuis 15 ans avec des passages à Nanterre, Limoges, Dijon, Bourg-en-Bresse et Le Portel notamment.

L’équipe de France 3×3 lors du tournoi international de Bordeaux

Les matchs

Bien que je travaillais de 9 heures à 17 heures, je regardais quasiment les matchs tous les soirs. Entre les matchs de championnats et de coupes d’Europe, il faut dire que le calendrier est assez chargé. J’y prenais beaucoup de plaisir en plus, les matchs de Basket Champions League (BCL) masculins et féminins sont disponibles gratuitement sur YouTube. Pour le récapitulatif NBA que je rédigeais tous les matins, je visionnais souvent les matchs en replay en me réveillant et ça me laisser le temps de griffonner un brouillon avant d’écrire un résumé complet. Par contre, c’est là où le bât blesse, il y a beaucoup trop de matchs en même temps partout et on ne sait plus trop où poser les yeux.

Avec l’invasion russe en Ukraine, les clubs russes ont été suspendus des coupes européennes, voici une situation un peu ubuesque où le 9eme d’un groupe sur 10 se qualifie pour la phase finale d’EuroCup avec 18 matchs, preuve d’un calendrier trop chargé pour ce qu’il représente. 10 équipes sont engagées en EuroCup, 16 se qualifient pour le tour suivant …

À la fin de mon stage chez BeBasket, j’ai eu une énorme déconnexion comme si j’avais emmagasiné beaucoup trop d’informations d’un coup et que je fais un black-out. Deux semaines à la fin de mon expérience de rédacteur pour le média basket, j’ai dû regardé un match ou deux grand max. Et là mis à part les playoffs NBA (phases finales de ce championnat) où il y a mon équipe préférée et la série finale entre l’ASVEL et Monaco (qui se joue aux meilleurs des cinq manches) je n’ai quasiment pas regardé de matchs de basket depuis 3 mois.

Quel suite ?

Après discussion avec le rédac-chef Gabriel Pantel-Jouve, je peux continuer à contribuer pour BeBasket en tant que rédacteur. Depuis la fin de mon stage, j’ai écrit un seul article, c’était les réactions d’après-matchs entre Monaco et l’Olympiakos quand les Monégasques avaient perdu le match 1. Pour autant, j’ai une idée de proposition de sujet à faire concernant le basket 3×3, j’y réfléchis depuis un mois il s’agit de papier long format sur l’essor de cette discipline. Bien que je sois en stage chez Le Résistant, je travaille un peu le soir sur cette idée car je la trouve pertinente et qu’il faut la creuser. Elle vaut la peine, j’en suis sûr.

Annexes :

Rapport de stage – Le Résistant

Introduction

Cela fait 2 mois que je suis arrivé dans les locaux Libournais du journal hebdomadaire Le Résistant. Après avoir travaillé pour un média TV, Web et radio, il me restait plus que le print pour faire le « Grand Chelem des médias ». J’ai jeté mon dévolu sur cette rédaction libournaise qui a été fondé en juillet 1944. Soit la même année que Sud Ouest, Le Monde.

Devanture des locaux au 47 Rue Victor Hugo à Libourne.

Présentation de l’entreprise

Fondé en 1944 par Nelson Seguin, son gendre a gardé l’entreprise jusqu’en 1993. Cette année marque la date du rachat du Résistant par le Groupe Sud Ouest (GSO). La formule est resté la même, traiter l’actualité du Libournais tous les jeudis. Avec le temps, la rédaction est devenue en mesure d’étendre sa zone de couverture, elle couvre désormais jusqu’au Pays Foyen. On peut définir ce journal comme un journal proche de ses fidèles lecteurs. Chaque jeudi, on peut apercevoir un bon nombre de personnes se baladant avec la dernière édition du Résistant sur la place Abel Surchamp. Autre preuve de la proximité du journal, bon nombre de personnes m’ont raconté une anecdote qu’ils ont eu avec Le Résistant : ça pouvait être une interview, un article, un heureux événement etc. L’hebdomadaire est tiré à 10 000 exemplaires tous les jeudis et est lu par 40 000 lecteurs. Concernant son positionnement sur les réseaux sociaux, le journal se place surtout sur le réseau social préféré de ses lecteurs : Facebook. Avec plus de 10 000 personnes qui aiment la page, c’est incontestablement « the place to be » pour Le Résistant. Sa stratégie digitale consiste à publier des articles gratuit et payant sur son site avec un abonnement à 89 euros l’année, mais aussi de publier quotidiennement sur Facebook. Généralement les articles qui marchent le mieux sont les articles sur des décisions de justice, accident mortel et tout autre fait-divers.

Le réseau social Facebook domine largement ses concurrents.

Concernant son effectif, la rédaction entièrement féminine est composée d’une directrice, une rédactrice en chef adjointe, deux journalistes dont une en alternance, deux personnes à la composition des pages, une commerciale ainsi que d’une secrétaire administratif.

Faisant partie intégrante du Groupe Sud Ouest, Le Résistant a reçu 24 000 de dotations de sa part en 2021. Le journal coûte 1,6O euro par semaine. Un modèle économique honnête.

Situation particulière – Quand le malheur des uns fait le bonheur des autres

Pour être honnête, j’ai pas réellement vécu de situation particulière en tant que journaliste stagiaire. Puis, je me suis rappelé que j’ai couvert une fois un accident de voiture. C’était un matin en allant à la rédaction, une voiture finit sur le toit dans un fossé à Vayres. L’accident s’était produit deux minutes avant que j’arrive à sa hauteur. Plusieurs voitures se sont garés pour porter assistance à la conductrice. Je me gare également et je me pose sincèrement la question  » Je le fais ou pas ? « . J’étais très gêné car faire un article sur cet accident c’était un peu profiter du malheur des autres. Je m’approche, je vois que la victime est consciente mais qu’elle ne peut plus bouger. 5 minutes passent, je parle avec les témoins. Ils me racontent ce qu’ils ont vus, entendus. J’explique que je suis journaliste pour Le Résistant donc ils me racontent absolument tout. « Je pense qu’elle a du faire un malaise dans la montée car sa voiture a foncé sur le côté gauche avant de se retourner dans le fossé. J’ai eu la peur de ma vie » me confie une femme qui était en état de choc. Les secours arrivent assez rapidement, tout le monde sort du périmètre puis je prends plusieurs photos avec l’autorisation des sapeurs-pompiers. J’arrive à la rédaction et je raconte ce qu’il s’est passé  » d’accord, écris l’article et on le publiera ce soir sur Facebook ». Ça n’a pas manqué, l’article cartonne avec 3 000 vues. Ce n’est rien à côté du record qui s’est passé ce week-end : un incendie dans une zone commerciale : 31 000 vues à l’heure de ces lignes.

Description du poste

Mon poste consistait à couvrir des évènements qui se produisaient dans toute la zone de diffusion du journal. De Saint-Germain du Puch à Sainte-Foy-la-Grande, la zone est assez étendue. Chaque jour, je devais être sur le terrain puis rentrer à la rédaction pour écrire les articles afin qu’ils paraissent le jeudi. Je devais proposer des idées de reportages et caler des reportages, interview. J’étais donc journaliste local stagiaire.

Mes missions

Pour ce qui est des missions effectuées, c’était principalement des reportages sur des inaugurations, compte-rendu et des évènements locaux. C’était assez varié : je pouvais traiter de compte-rendu d’audience, faire une interview avec un skipper par téléphone puis traiter des CM2 qui apprennent à prendre le bus dans la même journée. En parlant de faire plusieurs reportages dans la même journée, il arrivait que je fasse pas mal de kilomètres en quelques heures. Vous pouvez le constater sur l’image ci-dessus (qui a été réduite pour des raisons évidentes de confidentialité). Une fois, il m’est arrivé de croiser le député Florent Boudié à un évènement puis de le recroiser quelques heures après sur une autre mission à une vingtaine de kilomètres. Concernant la rédaction des articles, le format était libre mais généralement j’écrivais un feuillet ou double feuillet avec deux photos.

Tableur avec toutes les missions réalisées durant le mois de mais

Discussion avec Baharak

Depuis 12 ans, Baharak travaille en tant que « employée de fabrication » pour Le Résistant. Elle fabrique chaque semaine le journal en faisant sa mise en page.

Théo : Comment tu t’es retrouvé à faire la mise en page du journal ?

Baharak : J’ai fait une formation AFPA (Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes) pour de la mise en page PAO. Ça a duré quelques mois puis je devais faire un stage en entreprise. Je l’ai fait dans une agence communication. J’ai appris pleins de choses qui n’existent plus (rires). Voilà comment je suis arrivé dans le monde de la mise en page.

Théo : Et pour « Le Résistant » ?

Baharak : Il y a une quinzaine d’année, je faisais le remplacement d’un graphiste qui travaillait pour « Le journal du Médoc ». Durant ses vacances, le journal a été racheté par le Groupe Sud Ouest. J’ai postulé pour remplacer une autre personne cette fois-ci chez « Le Résistant » Il a démissionné après plusieurs arrêts maladie consécutifs. Ça fait donc une douzaine d’année que je travaille ici. Franchement, ça m’arrange de travailler pour Le Résistant car c’est à Libourne, j’habite à Saint-Michel-de-la-Rivière, je ne suis pas loin.

Théo : Comment tu travailles la mise en page ?

Baharak : Je travaille avec mon binôme Sandrine, c’est très important. Elle est là depuis une vingtaine d’années. Il y a beaucoup de communication entre nous et on se partage le travail à faire. Par exemple je fais une semaine sur deux les fins de journaux de « Haute-Gironde » et « La dépêche du Bassin », c’est-à-dire écrire la météo, les sorties au cinéma et les PAL ( petites annonces légales). On travaille sur Bridge. C’est vraiment bien car on peut voir chaque page du journal en temps réel. Dès qu’une page du journal est remplie, on l’imprime et les journalistes vérifient qu’il n’y a pas d’erreur, de faute ou de coquille puis nous la renvoie pour la valider. Tout le monde communique. Le lundi matin, les journalistes nous envoient toutes les brèves par mail pour qu’on leur réserve un emplacement. Derrière, la directrice de publication Anne Cazaubon fait le rail (chemin de fer) le lundi matin. Dès le mardi matin, si tout se passe bien, le rail de publication est imprimé et envoyé à tous les journalistes. Le mercredi matin c’est journée de relecture pour les journalistes. Après les toutes dernières corrections, on envoie tout à la pré-presse de l’imprimerie de Sud Ouest. Une fois qu’ils nous appellent pour nous dire que tout est bon on peut débaucher le mercredi soir. Généralement, on débauche vers 18 heures mais la semaine dernière on a fini à 20h30.

Photo du rail de la dernière édition.
Voici à quoi ressemble le journal page par page. On peut remarquer que certaines pages sont déjà bien remplies. Les espaces jaunes correspondent aux encarts publicitaires.

Partie annexe

Voici quelques articles que j’ai pu écrire durant mon stage chez Le Résistant :

L’article au sujet de la situation marquante vécue en tant que journaliste : https://www.leresistant.fr/2022/05/12/vayres-une-voiture-fait-4-tonneaux-dans-un-virage-2/

Ce reportage était l’un de ceux que j’ai le plus aimé couvrir. J’ai joué mon premier tournoi de basket en 2010 dans la salle à côté. J’ai arbitré plusieurs équipes du club de Moulon cette saison en tant qu’officiel donc j’ai reconnu quelques têtes. Plus récemment, j’ai couvert un tournoi international de basket 3×3. https://www.leresistant.fr/2022/05/08/moulon-le-terrain-de-basket-3×3-inaugure/

J’ai moi-même fait partie du conseil local des jeunes de Izon. C’était assez amusant de constater que les conseils municipaux d’enfants existent un peu partout . Exemple ici à Libourne https://www.leresistant.fr/2022/05/14/conseil-municipal-enfant-a-libourne-voici-les-35-nouveaux-elus/

J’ai également filmé une fois la pose d’un séquoia :

Mon stage chez TV7

Pendant 2 mois, dans le cadre de mes études, j’ai effectué un stage dans la plus grosse chaîne de télé locale du Sud-Ouest : TV7. Retour sur cette incroyable expérience journalistique et professionnelle.

Je suis étudiant en deuxième année à l’EFJ (école française du journalisme), comme chaque année dans cette école, nous devons réaliser des stages. Il fallait que je fasse 4 mois de stage, j’ai eu la chance de faire 2 mois chez TV7, du 30 novembre 2020 au 22 janvier 2021.

Comment j’ai fait pour décrocher ce stage ? À la rentrée 2020-2021, mes intentions étaient claires : je voulais une grosse structure. J’ai demandé conseil à Amandine Roncon, intervenante EFJ et JRI TV7, elle m’a expliqué qu’il fallait simplement envoyer un CV et une lettre de motivation à Sandrine Pivetta, assistante de direction chez TV7. Aussitôt dit, aussitôt fait. L’attente a duré seulement une semaine. Après avoir rempli les formalités administratives me voilà 2 mois plus tard dans le siège de Sud Ouest où sont implantés les locaux de TV7.

J’espère que, grâce à ce rapport de stage, vous pourrez en savoir plus la plus grande chaîne locale du Sud Ouest et sur les différentes facettes du plus beau métier.

Sommaire

  1. Présentation de l’entreprise
  2. Description du poste et des missions accomplies
  3. Interview d’un membre de la rédaction
  4. Présentation d’une situation particulière 
  5. Annexes
  6. Remerciements

Présentation de l’entreprise

TV7 est une chaîne de télé généraliste et locale basée à Bordeaux. Ses locaux sont situés depuis 2017 au 23 Quai des Queyries en plein coeur du siège de Sud Ouest. Historiquement la chaîne se trouvait sur l’Avenue Thiers. Dans un premier temps TV7 ne traitait que l’actualité bordelaise avant de s’ouvrir au fil des années au département puis à la région. Diffusée en Gironde, les départements voisins peuvent la capter. Depuis décembre 2020, il est possible de regarder TV7 en direct sur le site internet de Sud Ouest.

En infographie, les 5 dates clés de TV7 : https://infogram.com/tv7-en-5-dates-1h7g6k0n08y002o?live

En slide, une présentation de TV7 et de son audience : :https://www.canva.com/design/DAEjm08RBMs/MQI7ZQxuP_Q1Xa45r8EirA/view?utm_content=DAEjm08RBMs&utm_campaign=designshare&utm_medium=link&utm_source=homepage_design_menu

Le bâtiment de Sud Ouest est composé de 4 étages. La rédaction TV7 possède un open-space au deuxième étage tandis que la partie technique possède un plateau télé et la régie au coeur du hall au rez-de-chaussée.

Vu des étages de Sud Ouest depuis le 4ème étage. Photo : Théo Chiramberro

L’équipe est composée de 18 employés, dans laquelle on y retrouve des JRI, des monteurs, des techniciens audiovisuels, des infographistes ainsi qu’une maquilleuse. Chacun possède son poste de travail.

En bas, les monteurs, infographistes ont des bureaux fermés côte à côte avec la salle de maquillage. La régie est collée au plateau télé. Tout le matériel technique (caméra, micro, trépied, carte SD) se trouve dans un local à côté des monteurs. Encore une fois, chacun a (en théorie) son matériel attitré.

Au deuxième étage, les journalistes travaillent dans un open-space. C’est dans ce lieu qu’ils sont en visioconférence pendant leurs réunions. Il est possible, par moment, qu’ils fassent les montages au rez-de-chaussée pour éviter de faire des allers-retours avec le deuxième étage.

Description du poste et des missions accomplies

Le premier jour était un peu compliqué, je ne savais pas trop quoi faire puis Stella Dubourg m’a envoyé faire un micro-trottoir à Stalingrad pour savoir si les gens étaient pour ou contre la vaccination. Ce micro-trottoir a été réalisé le lundi 30 novembre et a été diffusé le mardi 9 décembre dans l’émission  » ça fait débat » de Jefferson Desport et Xavier Sota.

Dès la première semaine, j’ai été envoyé sur le terrain pour accompagner mes confrères dans leurs tournages. Cela me permettait de voir comment chacun travaillait en extérieur. Ce fût une expérience assez enrichissante car j’ai pu constaté les différences de travail entre une personne qui 2 ans d’expérience dans le milieu et une autre qui en a 20.

Les tournages se faisaient à deux mais je ne faisais pas le montage derrière. Au bout de deux semaines, j’ai commencé à faire mes propres reportages et les montages de mes sujets comme n’importe quel JRI (Journaliste Reporter d’Images). Une vraie fierté ! Je ne suis pas très bon pour le montage comparé aux autres mais c’est quelque chose que j’aime faire et passer des heures dessus ne me dérange pas.

Un banc de montage au rez-de-chaussée

De plus, j’ai pu « apprendre » à me servir de la caméra. C’était le gros avantage de travailler à deux sur un sujet, Ils faisaient leurs interviews et moi j’essayais de filmer en manipulant avec précaution les réglages pour avoir la meilleure image possible. Je n’avais jamais utilisé de caméra auparavant mais j’avais une totale confiance dans les conseils de mes collaborateurs qui m’ont expliqué comment s’en servir. Désormais je préfère filmer avec une caméra plutôt qu’avec le téléphone même si c’est beaucoup plus encombrant.

Une journée type ressemblait à un 8H00-19H00 avec le tournage des sujets le matin et le montage l’après-midi pour une diffusion le soir même ou le lendemain matin. Je tournais essentiellement à Bordeaux pour des raisons pratiques (beaucoup plus simple d’envoyer un stagiaire en plein centre-ville pour un « petit » sujet). C’est pour cette raison que la plupart de mes micro-trottoirs se sont déroulés à Stalingrad, Place de la Bourse et rue Sainte-Catherine.

Tous les jours, je devais préparer le matériel nécessaire au bon déroulement des tournages. Cela impliquait de vérifier les batteries des caméras, les piles des micros HF et que le trépied stabilisait bien.

Interview d’un membre de la rédaction

Pour cette partie, j’ai choisi d’interviewer un pilier de la rédaction : Bastien Lauqué, chef d’édition de la chaîne pendant 20 ans puis présentateur de « 19H Sports ». Il raconte son parcours scolaire et professionnel, de la faculté de lettre à son interview avec Serge Gainsbourg.

Présentation d’une situation particulière de l’entreprise

TV7 est reconnue pour ses débats politiques en direct sur sa chaîne. Les personnalités politiques affluent sur le plateau en fonction de l’agenda politique. Récemment les 5 candidats au second tour des élections régionales ont débattu ensemble sur TV7. L’année dernière, aux élections municipales, Nicolas Florian, Pierre Hurmic et Philippe Poutou se sont confrontés sur le plateau de TV7 à une heure de grande écoute. Ce débat était en partenariat avec France Bleu Gironde.

Comment TV7 a pu se démarquer et être crédible dans l’animation du débat politique ? Pour Stella DUBOURG, rédactrice en chef de la chaîne, c’est une évidence  » Nous sommes rattachés au groupe Sud Ouest, quand un politicien vient sur TV7, il sait que derrière, on parlera de lui dans le journal et sur SudOuest.fr. De plus on a toujours fait ça. Toutes les grosses PQR le font avec leurs chaînes (par exemple Le Télégramme ou La voix du Nord). Il y’en a 4 ou 5 comme ça en France « .

Parmi les grandes personnalités politiques à être récemment venues sur le plateau, on peut parler d’Anne Hildago, maire de Paris, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement. ou encore Nathalie Delattre, vice-présidente du Sénat.


Annexes

Veuillez trouver ci-dessous les travaux que j’ai réalisés pour TV7. On y trouve quelques micro-trottoirs ainsi que des sujets JT.

Sujet JT avec Baptiste Mougey :

Sujet JT à propos d’une manifestation de la CGT Spectacle devant l’hôtel de Région :

Un micro-trottoir sur le sujet d’un téléphérique à Bordeaux :

Mes images d’une conférence de presse aux girondins :

Remerciements

Pour terminer la partie publique de mon rapport de stage, je tenais à remercier toute l’équipe de TV7. En particulier Amandine Roncon, JRI, qui m’a toujours soutenu.Bastien Lauqué, présentateur de « 19H sports », qui m’a expliqué sa vision du journalisme et transmis l’envie de devenir présentateur de sports. Christophe Chavanneau, présentateur de « L’édition du soir », qui a toujours été dur avec mes montages mais qui me donnait toujours les clés pour réussir. Raphaëlle Orenbuch, présentatrice de « La matinale » qui m’a toujours donné des conseils bienveillants. et bien sûr Stella Dubourg, rédactrice en chef.

Une pensée également à toutes les personnes qui ont répondu à mon micro-cravate pour mes micro-trottoirs, toutes les citoyens rencontrés lors des tournages de mes sujets ainsi que Alain Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine, pour ses précieux conseils sur la vie. Et son humour.

Portrait : Stella Dubourg

La nouvelle rédactrice en chef a fait sensation lors de son arrivée en août 2020 en remplacement de Thierry Guillemot. L’ancienne chef d’édition de l’agence Sud Ouest La Rochelle a su s’imposer et changer tout le programme pour s’attaquer à une nouvelle cible plus ambitieuse : la région Nouvelle-Aquitaine.  

Avant de siéger le poste de rédactrice en chef de TV7, Stella Dubourg est passé par Sud Ouest dans l’édition La Rochelle. Elle faisait donc grosso-modo le même travail que maintenant mais en presse écrite et non télévisé.

Femme avec une forte personnalité et caractère bien trempé, elle dirige une dizaine de journalistes et pigistes. Chaque jour, elle reçoit des dizaines de mails pour faire des propositions de reportages, d’interviews, d’opérations commerciales et elle trie en fonction de son qui peut faire quoi et comment et quand.

Le renforcement entre TV7 et Sud Ouest

Une journée type dans la vie de Stella Dubourg ressemblerait à : arriver à 9H du matin pile à la fin de la matinale, aller à son bureau lire tous les mails, aller voir où en sont les sujets qu’elle a attribué à ses collègues, préparer son tableau pour savoir qui fait quoi demain, assister à l’Edition du soir de Christophe Chavanneau puis envoyer le mail des plannings quotidiens à tous les journalistes. Partir de la rédaction vers 21H00.

Cela fait plus de 10 ans que Stella Dubourg travaille pour Sud Ouest. Auparavant, elle travaille pour des petites rédactions. C’est une femme qui connait donc très bien le milieu et qui a un carnet d’adresse assez rempli. Pour elle, le plus important est de savoir être ponctuel sur la date de rendu des reportages et d’être respectueux de ses collègues. Son arrivé à TV7 en août 2020 n’a laissé personne indifférent. Elle est aux manettes de la nouvelle grille de programmes : encore plus d’émissions, renforcement des liens entre TV7 et Sud Ouest (TV7 est diffusé en direct sur le site Sud Ouest), une nouvelle ligne éditoriale qui passe de Bordeaux à toute la région Nouvelle-Aquitaine afin de toucher encore plus de téléspectateurs. Un appétit sans limite qu’elle arrive à gérer.

TV7 : Portrait d’une télé locale

TV7 est une chaîne de télévision généraliste locale privée bordelaise appartenant à la société éponyme créée le 7 juin 2001. À l’occasion de ses 20 ans, Lokiaw Poker Gironde vous propose un portrait de la chaîne locale la plus connue de Nouvelle-Aquitaine. 

chaîne est lancée sous le regard d’Alain Juppé et de plusieurs membres du CSA venus exprès pour l’occasion. Historiquement logé Avenue Thiers, TV7 marquera les téléspectateurs bordelais de sa présence dans la Belle endormie. Chaque Bordelais a au moins un souvenir avec cette chaîne, évidemment ses caméras ont suivis toute l’actualité de Bordeaux au cours des deux dernières décennies. Bien que sa ligne éditoriale soit axée sur Bordeaux et sa métropole, la chaîne est diffusée dans toute la Nouvelle-Aquitaine. 

Début compliqué 

L’un des principaux fondateurs de la chaîne est Alain Perez, il a été le directeur de TV7 durant 11 ans. En 2004, il déplorait un manque évident de publicité pour gagner de l’argent. À l’époque, TV7 appartenait à 50% à Sud Ouest. Pour autant, les téléspectateurs étaient au rendez-vous avec 380.000 téléspectateurs sur un bassin total de 765.000 habitants, selon les déclarations d’Alain Perez pour Le Télégramme «Comme dans les autres villes, la télévision locale a connu une progression fulgurante dès son lancement. Les premières études de Médiamétrie donnaient un score en audience cumulée de plus de 60 % de la population».

Toujours selon ses dires dans le même article, l’entreprise n’a toujours pas atteint son équilibre financier avec 1,5 M de publicité par an et 3 M de budget annuel. D’ailleurs, on peut lire que « 99,9% des annonceurs sont locaux », cela montre que TV7 possède une véritable identité et qu’elle respecte bien sa ligne éditoriale du moment à savoir les Bordelais et son agglomération. 

De plus, la direction comptait vraiment sur la publicité pour fructifier son investissement.  Dans les colonnes de Le Monde, Alain Perez expliquait que « TV7 doit pouvoir ponctionner 1 % du marché publicitaire local, soit environ 5,5 millions de francs. Mais le salut financier de la chaîne viendra de la publicité nationale ». 

Projet ambitieux 

En février 2005, la chaîne de télévision annonce qu’elle va intégrer le portail de l’opérateur de téléphonie Orange afin de diffuser un journal d’information local sur les mobiles. Cette opération a permis à TV7 livrer des programmes toutes les semaines sur les mobiles et ainsi d’accroître son nombre de téléspectateurs.(Source: Télé Satellite).

Alliance avec la région Aquitaine

En 2010, TV7 Bordeaux et la région Aquitaine ont proposé de financer et diffuser des courts métrages originaux. L’idée est de proposer un format court de 10 à 15 minutes pour « au choix, un documentaire ou une fiction dont l’argument, l’histoire ou le contenu auront pour cadre principal un lieu emblématique, insolite, mystérieux, ou inattendu de la région Aquitaine ». 

Au total, sept projets auront été retenus et ont reçu un financement de la part de TV7 et du Conseil régional. 

Avec ce partenariat, TV7 Bordeaux touche une plus grande audience de public car elle s’ouvre à la région. Un pari gagnant pour le directeur Alain Perez. 

Les 10 ans 

En juin 2011, TV7 fête ses 10 ans. À ce moment-là « TV7 est aujourd’hui la chaîne locale de France avec le plus grand nombre de téléspectateurs » racontait  le directeur Alain Perez à Sud Ouest,  430 000 téléspectateurs par semaine.

L’équilibre financier n’est toujours pas atteint mais la chaîne qui compte une trentaine de salariés a de nouveaux projets : passer progressivement à la HD et au format 16/9 en 2012. Diffuser « Top rugby » car beaucoup de bordelais sont fans de l’UBB, un accord avec la ligue nationale permet de diffuser des images du club girondin. 

Départ d’Alain Perez 

En 2012, le directeur Alain Perez quitte ses fonctions et est remplacé par son rédacteur en chef de l’époque, Thierry Guillemot. Ce dernier est rédacteur en chef depuis le lancement de chaîne en 2001. C’est en toute logique qu’il est nommé directeur général de TV7. 

La même année, avec l’arrivée de six nouvelles chaînes sur la TNT, TV7 est diffusée sur le canal 33 de la TNT.

Une nouvelle image et un nouveau local  

En 2016, TV7 bascule enfin en HD sur la TNT. 

Un an plus tard, l’un des plus gros changement pour TV7. Dotée d’un budget annuel de 1,7 million d’euros, elle est à l’équilibre depuis maintenant cinq ans. Elle se classe en troisième position dans le paysage des chaînes de télés locales françaises, juste après IDF1 (diffusée dans le bassin parisien) et Weo (Hauts-de- France).

La rédaction quitte ses locaux historique Avenue Thiers pour rejoindre ceux de Sud Ouest (qui la détient à 68%). Ce déménagement permet donc une meilleure collaboration entre les deux rédactions et beaucoup plus de moyens logistiques et matériels. De plus, cela s’inscrit dans une période où Sud Ouest commence à comprendre l’intérêt d’une application mobile et le « web first ». Le journal est en point sur l’utilisation du web et de tous ses supports. Les premiers lecteurs sur une information seront donc ceux qui liront sur le web et nos pas dans le journal papier. L’arrivée de TV7 dans les locaux permet une meilleure coopération.

2020, nouvelle grille, nouveau départ 

En septembre 2020, Thierry Guillemot, rédacteur en chef est remplacé par une femme d’expérience, Stella Dubourg. Cette dernière travaillait en tant que chef de rédaction de Sud Ouest à La Rochelle. 

L’arrivée de Stella Dubourg en tant que rédactrice en chef va changer considérablement TV7, un nouvel essor et une nouvelle ambition : la région.

Soutenue par Christophe Galichon, directeur des opérations et de la rédaction de Sud Ouest, La grille de programme va connaître un gros tournant. 

De nouveaux programmes sont proposés, le but est d’affirmer la digitalisation des contenus sur les réseaux sociaux en postant beaucoup plus souvent sur Instagram et  Facebook. 

« Nous avons identifié des tranches thématiques dans la journée, avec un accent mis sur l’info et l’actualité », affirme Stella Dubourg pour Echo Ouest.

Les principales émissions

Avec un positionnement et une cible de plus en plus prononcé sur la région Nouvelle-Aquitaine, la chaîne diversifie ses contenus pour toucher encore plus d’audience et de téléspectateurs. 

De 7H à 9H du lundi au vendredi, retrouvez Raphaëlle Orenbuch pour la matinale. Cette dernière anime l’actualité locale et régionale pendant deux heures avec une partie économique, sportive, culturelle et un invité à 7H50.

Raphaëlle Orenbuch, animatrice vedette de la Matinale Info. Photo : TV7

Les autres émissions sont l’Edition du soir, présenté tous les soirs à 18H30 par Christophe Chavanneau, même principe mais en 15 minutes. À 19H00, Bastien Lauqué vous invite à suivre l’actualité sportive des professionnels et des amateurs de toute la région, il accueille des invités, et analyse les matchs du week-end. 

Bastien Lauqué, présentateur du 19h Sport, émission consacrée au sport du lundi au vendredi à 19H00

Assises internationales du journalisme: les cartes blanches face au Covid-19 et aux intox

Cette année, les assises internationales du journalisme sont dédiées  principalement au coronavirus, sa surmédiatisation et aux intox. Pendant deux jours, les conférences s’enchainent à un rythme plutôt musclé. Entre les débats, les face-à-face, les masterclass, les cafés des Assises et les cartes blanches, tout le monde trouve sa voie pour s’exprimer. 

Les conférenciers des « cartes blanches» débattent de ces sujets dans un monologue d’une dizaine de minutes chacun. Président du CSA, de l’ARCEP, des sociologues,, des PDG, un historien, une infectiologue et le chef du bureau New York Times à Paris, chacun a son mot à dire sur le traitement de la pandémie en France.

Le premier à se lancer est Roch-Olivier Maistre, président du conseil supérieur de l’audiovisuel. Il se dit épaté de la façon dont les journalistes se sont adaptés à la crise, face aux infox. Les infox ( fausses informations) concernent à 40% le domaine de la santé. Les audiences télé ont augmentés de façon considérable  ce qui veut dire que les Français se sont préoccupés de leur santé. Malheureusement beaucoup se sont « renseignés » sur les réseaux sociaux où pullulent les fausses informations émanent des comptes complotistes. Entre langue de bois et quelques vérités générales Roch-Oliver Maistre tient un bilan plutôt satisfaisant en ce qui concerne l’institution CSA.

C’est au tout de Karine Lacombe, chef de service maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine, de se lancer. Elle a été très demandée par les plateaux télés pour donner son avis en tant qu’infectiologue. Pour elle «  la plupart des médias n’avaient pas les ressources scientifiques internes pour répondre aux questions, tandis que les scientifiques eux-mêmes n’avaient pas toutes les réponses », car les médias n’avaient pas anticipés qu’une telle épidémie pourraient se produire tandis que les scientifiques s’attendaient plus au moins à que cela arrive un jour.

Le manque de connaissance au sujet de virus a laissé le champ libre aux théories du complot sur les réseaux sociaux selon Karine Lacombe. «  Il y’a beaucoup de simplisme de la part des médias non-traditionnels » ( médias mainstream) estime l’infectiologue car d’après elle, ce qui parlent le plus fort n’ont pas toujours raison. Et les gens retiennent généralement ceux qui parlent le plus fort. Elle ajoute qu’en France il manque une agence de la diffusion de l’information scientifique avec les médias, ce qui pourrait permettre de réduire considérablement les fakes news dans le domaine scientifique. Bien que cette idée se heurte à plusieurs questions : qui veut donner des informations à cette agence, qui la finance, est-ce qu’on est capable d’en faire un comité indépendant. L’iinfectiologue pense que cette idée est bonne et réalisable. Par ailleurs, elle reconnaît avoir été infectée par la Covid-19. 

Désormais carte blanche pour Franck Annese, PDG de So Press. C’est un média connu pour son enquête sur Xavier Dupont de Lignonnès 

Reportage: Une soirée à la Zone Libre de Cenon

Anciennement une maison de retraite, la Zone Libre de Cenon est devenue un squat pour 300 personnes dont 115 enfants. O2radio est une association qui oeuvre pour valoriser les quartiers populaires.Retour sur une situation bien particulière de l’entreprise.

O2radio a toujours eu à coeur d’aider les personnes démunies. Sa vocation à donner la parole à ceux qui ne l’ont pas lui confère un statut d’association qu’on peut qualifier d’humaniste. À la différence des autres médias traditionnels et généralistes, O2 se démarque par sa volonté à montrer le bon côté des habitants des quartiers de banlieue, des squats, des personnes à l’abandon.

Entrée de la Zone libre

Sur le terrain

De ce fait, il est tout à fait normal de voir que le journaliste stagiaire Théo Chiramberro, l’animatrice et médiatrice sociale Cendrine Brouard se déplacer à une assemblée générale dans la Zone Libre de Cenon le 18 juin 2020. Munis de Tascam, de téléphones ils  » vont prendre du son » c’est-à-dire aller interroger des habitants du squat ainsi que des bénévoles et porte-parole d’associations qui se sont réunis ce soir-là.

La soirée commence par un discours de plusieurs résidents immigrés qui ne parlent pas très bien le français mais qui essaient quand même de le parler sous les encouragements de la foule ( environ 350 personnes). Plusieurs personnalités du monde des associations se sont déplacées. S’en suit les discours de ces personnes.

Katerina, 11 ans

Ensuite, viendra un moment marquant, le discours de Katerina, une immigrée albanaise de 11 ans qui va pendant 5 minutes raconter sa vie d’avant en Albanie, son arrivée en France, son quotidien. Dans l’assistance, on voit beaucoup de larmes qui tombent sur les joues tant le discours de cette petite fille est inspirant.

La raison de la présence

Si tout ce petit monde s’est réuni, c’est que le 11 juillet sonnera la fin de la trêve hivernale. Ce qui veut dire que les forces de l’ordre pourront sur ordre de la préfecture expulser les habitants illégaux. O2 radio se doit donc d’être là pour parler de ce très probable futur événement. Les associations font leur possible pour retarder l’échéance.

Plusieurs banderoles de soutien ont été agitées

A ce jour, aucun mandat d’expulsion n’a été formulé.

Témoignage: Deux mois à O2radio

 

Vécu et raconté par Théo CHIRAMBERRO, étudiant en journalisme et animateur radio 

Fondé en 1997, O2 radio est une radio de proximité diffusant un programme généraliste centré sur Bordeaux Métropole et tout particulièrement la rive droite. Dans le cadre d’un stage scolaire obligatoire, j’ai donc été stagiaire pendant deux mois dans cette rédaction. Retour sur cette aventure très enrichissante. 

O2 radio, c’est quoi ? C’est une radio locale  et associative qui diffuse un programme assez varié. Elle est apparue sur les ondes en juillet 1997 grâce à la mobilisation de quelques passionnés.  Elle se positionne comme un média qui se veut social et qui donne la parole à tout le monde, sans discrimination et sans inégalité de traitement. Son coeur de cible est les habitants de la rive droite, principalement les riverains de quatre communes: Lormont, Cenon, Carbon-Blanc et Floirac. La rédaction m’a confié récemment que le seul chiffre qu’elle avait au sujet de son audience cumulée par semaine était de 50 000 auditeurs. Malheureusement, ça date d’il y’a quelques années et elle n’a pas les moyens nécessaire pour refaire une enquête qui permettrait de remettre à jour ce nombre. 

À la différence des autres médias, O2radio reste une association ce qui veut dire qu’elle est dirigée par un conseil d’administration qui fixe la ligne directrice. Elle a pour but de valoriser les quartiers de la rive droite qui sont trop souvent stigmatisés à cause des faits-divers. Ce conseil se compose de dix personnes dont  le président Mayacine Diop  et Carlos Da Cunha le vice-président. Ils représentent parfaitement le slogan de O2 : la diversité est notre identité. Diop est un nom sénégalais tandis que Da Cunha est portugais. On peut aussi parler du directeur Abdellah AHABCHANE qui est d’origine marocaine.

L’un des piliers se nomme Joël Guttman, présent dès le début, il ne compte pas s’arrêter d’animer son journal quotidien tous les midis du lundi au vendredi. Si cette radio a un but éducatif, c’est en partie grâce à l’un des fondateurs qui est décédé récemment, Jacques Brunet. Il a été président pendant un bon nombre d’années.  D’ailleurs le studio où se font toutes les émissions porte son nom. 

Vue du studio Jacques Brunet depuis la salle de régie . 

Un travail minutieux

Le matin, chaque minute compte. Dès mon arrivée à neuf heures, j’allumais mon ordinateur et j’allais sur tous les sites d’informations locales ( presse, page Facebook des communes, site des communes) en quête de nouveautés. Il faut tout rédiger et finir avant onze heures, ce qui permet d’avoir une heure pour retravailler, relire et réécrire son texte. Il y’a toujours quelque chose à faire, impossible de s’ennuyer. Le plus important est d’être confiant, sûr de soi. Au fil du temps les recherches devenaient plus rapides grâce à l’habitude d’aller chercher ce dont on a besoin pour les brèves. 

Au début il me fallait 2 heures pour rechercher et écrire cinq brèves. Je perdais du temps car je traînais un peu sur les sites d’infos en lisant tous les fait-divers ( alors que nous n’en parlons pas dans nos brèves). Maintenant il m’en faut 1 heures pour bien faire le tri et la programmation des brèves pour le lendemain. C’est quelque chose que je ne faisais pas au début. Puis, l’anticipation du programme pour le lendemain m’est venu à esprit et je suis beaucoup plus à l’aise depuis. 

 

L’heure fatidique 

À midi, heure du journal, nous sommes tous sur le qui-vive car on appréhende toujours un problème technique, il est primordial d’être toujours sur ses gardes et d’avoir le sens de l’anticipation au cas où une galère pointerait le bout de son nez. Plusieurs fois, j’ai du lire mes brèves en direct alors que je les avais enregistré trente minutes auparavant. C’est assez rageant sur le moment mais il n’y pas le temps pour les émotions. On prend une bonne bouffée d’air, on va se boire un verre d’eau et on y va.

Il y’a toujours un moment pour sourire à O2radio.

«  La détente » 

L’après midi, c’est un peu la partie « détente », je pars souvent en reportage à Bordeaux pour des manifestations, conseils municipaux, rassemblements. La veille j’ai déjà écrit la quasi-totalité de mon chapô, il faut juste réactualiser les données après le tournage. J’ai juste à me pointer à l’événement avec mes questions, en amont je sais déjà qui je vais interviewer et sur quelles questions. 

In fine, je rentre chez moi et je fais le montage de mon reportage qui sera diffusé le lendemain midi. Je check déjà si y’a des infos pour les brèves du lendemain afin de gagner du temps. 

Missions accomplies:

Au sein de mon stage, j’ai eu la chance d’avoir touché à tout et de faire énormément de rencontres. Parmi mes principales réussites, je pense notamment à: 

Animer quotidiennement: les brèves du journal méridien. Mine de rien, ça fait quelque chose de se dire qu’on anime une rubrique quotidienne ( et accessoirement de faire la même chose que Benjamin Bardel)

Partir en reportage : On ne sait jamais à quoi s’attendre sur le terrain. C’est toujours une expérience enrichissante que d’aller à la rencontre des gens que nous croisons dans la rue. 

Ramener du contenu: Il n’y a rien de plus frustrant que de partir en reportage et de repartir bredouille. Par chance ( ou anticipation…) j’ai toujours su me débrouiller pour ramener du bon contenu et des bonnes interviews. Les bonnes interviews sont beaucoup plus simple à monter. 

Faire des interviews: Que ce soit Katerina, 11 ans, immigrée albanaise qui vit dans dans le squat de la Zone Libre à Cenon ou Pierre Hurmic, maire de Bordeaux, j’ai toujours eu cette curiosité et cette envie d’interroger des personnes venant de différents horizons. 

D’ailleurs, en parlant d’interview, je suis très reconnaissant envers Sophie Cluzel  secrétaire d’État auprès du Premier Ministre chargée des personnes handicapées de m’avoir accordée une entrevue personnelle pendant 5 minutes. Fabienne Buccio, préfète de la Nouvelle-Aquitaine et la Gironde pour m’avoir donné sa parole.Nicolas Florian pour m’avoir plusieurs fois laisser l’interviewer en privé au sujet de sa campagne. Françoise Jeanson, conseillère régionale de la Nouvelle-Aquitaine pour s’être entretenue 30 minutes par téléphone avec moi. Les manifestants et porte-parole de plusieurs syndicats pour m’avoir expliquer leurs revendications de façon concise lors des manifestations. Pierre Hurmic pour nos échanges à propos des girondins de Bordeaux, Philippe Poutou pour m’avoir laisser l’interroger sur plusieurs domaines notamment l’écologie et le climat ( et pour ses vannes sur sa présence dans l’opposition à la maire de Bordeaux). 

Je tiens à remercier Anna Beaubatie, attachée de presse à la mairie de Bordeaux et ex-EFAP de m’avoir donné bon nombre d’informations sur les événements à venir sur Bordeaux. Grâce à elle, j’ai pu anticiper pas mal de choses pour mes reportages et interviews.      

Une chronique intéressante

Depuis quelques semaines, je co-écris une chronique intitulé L’été en gironde, elle permet de faire découvrir des lieux insolites et ou cachés en gironde. Un format en duo qui dure entre 10 et 15 minutes. Cela me prend beaucoup de temps mais j’adore l’écrire et partir à la recherche de ces lieux méconnus. Ma curiosité a toujours besoin d’être alimenté.

L’autocritique

Pour conclure, j’ajouterai que j’ai essayé de faire du mieux que je pouvais. Je n’ai jamais baissé les bras et je me satisfait du travail accompli au cours de ces deux mois de stage qui m’ont été bénéfique. Je réalise la chance que j’ai de faire partie de l’EFJ, c’est une véritable expérience grandeur nature car j’ai pu aller plusieurs fois sur le terrain.

Un stage, c’est du travail, des rencontres, un réseau. Et ça, je pense l’avoir assimiler.

 

Carlos Ghosn moqué sur Twitter pour s’être fait  » la malle »

l’ex-PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn, qui préparait son procès en liberté conditionnelle au Japon, s’est évadé mardi pour rejoindre le Liban. Sa rocambolesque évasion a fait rire twitter. La preuve ci-dessous.

Pour commencer cette revue, nous décernons le prix du meilleur tweet à @enfantdabord2 pour ce jeux de mot magnifique:

Notre rédaction a obtenu des images exclusives:

Les critiques du film de L’évasion de Carlos Ghosn sont très positives. Les commentaires d’experts qui s’y connaissent en la matière:

A noter que l’un des hommes les plus influents du monde y ‘est allé de son petit commentaire. Une légère pique que l’ancien PDG de Renault appréciera:

Justice libanaise > justice japonaise même combat selon les twittos:

Nous sommes sûrs que Scoffield appréciera:

Coronavirus: mise au point sur le virus

Depuis son apparition en décembre 2019, ce virus chinois a tué une centaine de personnes, en a contaminé plusieurs milliers et mis en quarantaine des millions d’autres. Plusieurs questions se sont posés à son sujet: d’où vient-il ?Quel est le bilan humain provisoirement ? Quels sont les mesures chinoises face à cet événement ? Comment est géré le rapatriement en France ? Une mise à jour  s’impose sur plusieurs points afin de mieux comprendre le 2019-nCov. 

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